Exposition ALLEGORIA // Philippe Pasqua

Domaine départemental de Chamarande


Après le musée océanographique de Monaco, et avant l’envol vers le nouveau Musée Mer Marine à Bordeaux, Philippe Pasqua est l’invité du Domaine départemental de Chamarande du 31 mai au 30 décembre 2018.

L'investisseur et entrepreneur Christophe Février poursuit son action de mécénat envers cet artiste hors norme en pretant deux oeuvres pour l'exposition qui ont été exposées en extérieur, une dans l’allée d’honneur du château Qui devrait avoir peur ? et l’autre devant l’Orangerie Vanité.

Avec son château du XVIIe siècle, son orangerie du XVIIIe siècle et son vaste parc à l’anglaise de 90 hectares, le Domaine constitue le parfait écrin pour accueillir la première grande rétrospective française des œuvres de Philippe Pasqua aux dimensions exceptionnelles.

Allégoria vient du nom grec allêgorein, qui signifie parler par l’image. De façon plus commune, allégoria signifie exprimer une idée par une métaphore. Le thème principal de cette exposition est le lien universel entre l’homme et la nature.


L’exposition Allegoria révèle toutes les facettes de l’univers créatif de Philippe Pasqua. Plus de 7 sculptures gigantesques sont installées à travers le domaine et à l’intérieur du château avec une sélection de toiles, collages et œuvres empaillées.

Le visage est au centre de la création pour Philippe Pasqua, partie la plus complète et la plus expressive du corps. Pour percer son mystère, il soulève parfois la peau, gratte la chair (Face Off – parvis). L’œuvre devient alors une lutte et bouleverse par la dramaturgie des fractures et des conflits intérieurs qu’elle exprime.

Passant par le bronze poli, le marbre, l’inox, et le verre Philippe Pasqua décide d’attaquer le bois.

Le crâne seul mesure 4 mètres de haut et chaque papillon mesure 3 mètres de long. Le crâne se compose de 4 morceaux de chêne taillé au laser et ensuite le tout a été recouvert de multiples branches de tailles différentes.

Après une première étape à l’atelier, le crâne prend des couleurs dans un jardin à Compiègne où il est exposé aux éléments de la nature depuis plus de 3 mois: le soleil, la pluie, et la mousse.

L’artiste a noirci les creux à l’aide d’une bombe et d’un chalumeau pour souligner les trous des yeux et de la bouche.

Chaque papillon pesant plus de 200 kilos a été soulevé avec un camion grue pour être fixé à trois endroits sur la partie haute du crâne. L’artiste choisit soigneusement les trois emplacements où ses papillons vont se poser définitivement.

La sculpture a ensuite été brûlée pour lui donner cet aspect carbonisé.

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